
J’ai l’impression de n’avoir rien fait… et pourtant je suis épuisée
« Il y a des saisons où l’on ne récolte pas.
On prépare le terrain, même si ça ne se voit pas encore. »
Entre intentions et réalité
En terminant l’année 2025, comme beaucoup de personnes, j’ai pris un moment pour faire le bilan. Regarder ce que j’avais accompli… et ce que j’avais mis de côté.
Et là, je me suis rendu compte que j’avais laissé mon entreprise un peu en pause. Pas à cause du quotidien… mais parce que mon emploi que j’avais en même temps qui me prenait toute mon énergie. Et surtout, parce que je créais du contenu pour… créer du contenu. Ce qui avec du recul ne me ressemblait plus vraiment.
J’avais des idées, de l’élan, mais plus de joie à les suivre. Alors j’ai tout arrêté.
Depuis le début de 2026, c’est différent. Là, je me suis laissée emporter par le train train du quotidien… et par la quantité de neige qui est tombée depuis le début de l’année au Québec 😅 Entre pelleter et tenter de suivre mes intentions, j’ai eu cette sensation bizarre : j’avance, mais je n’avance pas vraiment.
Pourquoi je ne sentais pas que j’avançais
Ce qui est drôle (ou pas 😅), c’est que je me suis souvenu d’un conseil que je donnais moi-même dans une capsule santé et bien-être pour le journal communautaire de ma municipalité : me fixer des objectifs SMART pour bien démarrer l’année. (Je te mets le lien vers mon article ici.)
Avec mes belles intentions, j’avais recommencé à créer du contenu, à avoir des idées, à planifier… mais je n’ai pas tenu longtemps. Pas parce que mes objectifs n’étaient pas bons. Pas parce que je manquais d’idées. Mais parce que je me suis laissée submerger. Par la fatigue invisible. Cette fatigue qui ne se voit pas toujours, mais qui s’accumule :
le poids de tout ce qu’on doit penser et gérer au quotidien
la charge mentale qui n’arrête jamais
l’hyper-responsabilité qui nous fait mettre nos besoins en dernier
et ce sentiment tenace de porter tout… sauf soi-même
Et puis je me suis rappelée quelque chose : l’hiver, c’est la saison morte. Dans l’agriculture, on ne s’attend pas à récolter à ce moment-là. On prépare le terrain, on commence à semer ses graines… et on sait qu’au printemps tout pourra éclore, prêt à grandir.
Et là, j’ai eu mon ah ah moment. Le vrai problème n’était pas que je n’avançais pas… C’était que je ne sentais pas que j’avançais. Mon énergie était ailleurs. Mon élan était fragmenté. Je me sentais littéralement bloqué.
Et je ne m’étais pas donnée le droit de ralentir sans culpabilité.
Peut-être que toi aussi, tu te reconnais là-dedans. Tu as beau faire, bouger, créer, cocher des cases… à la fin de la journée ou de la semaine, tu as l’impression de ne pas avancer. Et tu te demandes si tu es la seule à ressentir ça.
Avancer autrement
Alors voilà… si tu te reconnais dans ce que je viens de partager, sache que tu n’es pas seule. Ce sentiment de ne pas avancer, de ne pas voir ses efforts, il touche beaucoup de femmes. Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas un défaut. C’est juste la fatigue invisible, accumulée, silencieuse… et trop souvent ignorée.
Et si, comme moi, tu prenais un moment pour te reconnecter à toi-même ? Pour t’écouter vraiment. Pour reconnaître tes limites, tes besoins, ton rythme… sans culpabilité. Parce qu’avancer ne veut pas toujours dire “faire plus”. Parfois, avancer, c’est juste prendre soin de soi, semer ses graines en hiver et faire confiance à la saison à venir.
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